16 Oct 2017

Deux conférences pour mieux comprendre le chien et le chat

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La Griffe a eu la chance de recevoir la vétérinaire comportementaliste Nathalie Simon, accompagnée d’une représentante de One Voice  , pour deux conférences qui se sont déroulées salle Georges-Conchon, à Clermont-Ferrand. Soixante-dix personnes environ étaient présentes à chaque fois. Ci-dessous, vous trouverez la transcription des deux conférences, réalisées à partir des notes prises durant les interventions de Nathalie Simon. On peut également consulter le site de One Voice, pour Au cœur du chien et Les trésors secrets du chat.

Nathalie Simon est docteur vétérinaire spécialisée dans les petits animaux. Elle s’est rapprochée très tôt de la protection animale afin d’aider les gens à bien s’occuper de leurs compagnons. Le bien-être animal, pour elle, « ce n’est pas du marketing ». Elle a acquis une spécialisation de comportementaliste. Elle a préparé un doctorat au Québec. Son « dada », c’est la relation homme-animal. Elle travaille en collaboration avec l’association One Voice. Elle enseigne sa « méthode écologique » aux vétérinaires qui décident de se spécialiser et aux professionnels de l’éducation canine. Au centre de son enseignement, on trouvera la connaissance des animaux, qui précède à toute approche comportementaliste, et surtout la bienveillance. Pour Nathalie Simon, en effet, une éducation efficace ne s’effectue pas dans la domination mais bien au contraire dans la compréhension et la coopération. 

Les trésors secrets du chat

Les chats, pour les rendre heureux et être heureux avec eux, il faut les connaître, les comprendre, les respecter, savoir s’en occuper et les soigner. Il faut aussi savoir ce qui est important pour eux. Tout dépend de l’étape de leur développement et de leur mode de vie. Par exemple, il sera difficile de mettre en intérieur ceux qui ont connu l’extérieur, sauf ceux qui ont galéré.

Important : en intérieur ou à l’extérieur, ils doivent pouvoir grimper (certains ne savent pas), se cacher, se reposer sans être dérangés (cela est à apprendre aux enfants), chasser (inévitable), manger plusieurs fois par jour. Les chats sont des animaux semi-nocturnes, cela fait partie des choses que les humains souvent refusent, ce qui entraîne une cohabitation difficile. Le chat devient alors un élément perturbateur. Quant aux chats abandonnés ou qui vivent en extérieur, ils vont être en recherche d’un environnement abrité. C’est une situation que l’on rencontre de plus en plus souvent.

Le chat concevra la présence des humains comme favorable ou au contraire défavorable s’il lui est arrivé d’avoir été maltraité ou menacé. Il est essentiel de savoir observer le chat et de partir de ces observations pour bien se comporter avec lui. C’est quelque chose de fabuleux, à condition de ne pas s’encombrer de préjugés.

Les chats sont prêts à se reproduire à l’âge de six mois. Ils sont sportifs, faits pour l’action pendant une longue période de leur vie. Leur santé peut se dégrader à partir de l’âge de six ou sept ans. Il faut pouvoir imaginer et anticiper ce qu’il se passera (problèmes de mobilité par ex.).

Un chat qui a manqué de nourriture aura peur de manquer de nouveau. Il peut devenir « un chat qui vole ». La solution, c’est de mettre la nourriture en libre service.

Il ne faut surtout pas envahir le chat. Pas mal d’enfants le font. Il est nécessaire de leur apprendre à « mériter » le chat. A caresser les zones du corps que l’animal accepte que l’on touche. Surtout à ne pas lui faire mal. Il ne faut pas trahir un chat, en proférant des menaces à son endroit, ou en lui imposant des jeux idiots qu’il ne comprend pas. Il vous rendra votre sollicitude si vous vous comportez bien avec lui.

Tout cela, il faut le comprendre et l’accepter. Quant aux solutions punitives, il faut les proscrire absolument. Non seulement elles sont inefficaces, mais elles ne peuvent que rendre une situation problématique encore plus difficile à gérer.

Leur santé. Il y a un budget à prévoir lorsqu’on a un chat. Si cela n’est pas fait, il se retrouve très vite en déficit de soins. Dès la première année, il y aura beaucoup de choses à gérer (vaccins, parasites, etc.). Les labos augmentent sans arrêt leurs tarifs mais il est difficile de ne pas en passer par là. Il faut éviter d’acheter des produits n’importe où, il est préférable de passer par les vétérinaires. Quant aux huiles essentielles, mieux vaut les oublier : elles ne sont pas très efficaces, en revanche elles ont une odeur très forte que les chats supportent mal. Dans la population féline, des maladies virales se développent. Les vaccins sont efficaces. Dans les refuges, cela est rendu plus difficile compte tenu du confinement. Il convient d’utiliser régulièrement les antiparasitaires (contre les parasites internes et externes, y compris le ténia transmis par les puces). L’antipuce doit être adapté à l’âge et au poids. La vaccination peut survenir dès l’âge de deux mois. Les chats sont souvent victimes de traumatismes : à l’intérieur (ils tombent souvent depuis les étages) et aussi à l’extérieur. Il faut le savoir afin de l’éviter.

Les soins : il s’agit d’un travail à réaliser déjà sur le chaton. Il doit apprendre à être manipulé et à être stable lorsqu’il est en situation de contention. Inutile d’attendre que le chat soit malade pour se réveiller. Cela risque de poser quelques problèmes.

Il est important de lui apprendre très tôt la caisse de transport qui sera utilisée lors de tous ses déplacements sans exception.

La maltraitance. Il ne faut pas laisser un chat seul pendant plusieurs jours d’affilée, même avec une gamelle pleine. Ce genre d’habitude n’est pas bon, et il ne faut pas le laisser s’installer. A l’extérieur, il sera en danger. A l’intérieur, il faudra que quelqu’un vienne le voir chaque jour. De toute façon, il est nécessaire de faire en sorte qu’il soit en sécurité, et lui donner les moyens de s’adapter à cette nouvelle situation. Il y a des gens qui mettent leur chat dehors sans qu’il ait le moyen de rentrer lorsqu’il en éprouve le besoin. Il faut savoir qu’un chat est une proie potentielle. On peut avoir recours à une pose de chatière : ce n’est pas toujours facile, mais il faut en mettre au moins une. Il faut que le chat puisse rentrer lorsqu’il se trouve à l’extérieur. Quant à mettre de la nourriture dehors, ce n’est pas une bonne idée : c’est la meilleure façon d’attirer tous les chats du quartier.

Lors de conflits, les cris, les menaces, les pulvérisations ne sont pas du tout efficaces avec le chat. Cela peut même générer de la peur.

La nourriture et la propreté. Si l’on a recours à l’alimentation industrielle, j’encourage les marques thérapeutiques. Quant aux souris, elles représente un aliment de choix pour les chats. Ils y trouvent tout ce qu’il leur faut (mais inutile de compter sur les souris pour nourrir votre chat NDR). Il est bon de donner de la nourriture en libre service. Je conseille de placer la nourriture en hauteur, sur un arbre à chats, par exemple. Il est déconseillé de donner à un chat l’accès à votre propre nourriture, car il aura ensuite tendance à se mettre à voler.

La propreté est naturelle chez le chat, mais il faut un lieu adapté. La litière agglomérante, c’est un nid à microbes, elle est déconseillée lorsqu’il y a plusieurs chats. La litière doit être accessible facilement, mais placée dans un endroit tranquille, loin de sa nourriture. Si le chat a l’habitude de faire ses besoins dehors, on peut mettre un peu de terre dans la litière pour l’habituer.

Le chat a des poils, il en perd et les sème allègrement. Il pose également ses pattes partout. Cela doit être accepté. Si l’on veut bien qu’il soit là mais que, par ailleurs, on lui pose des contraintes, tout ira de travers. C’est nous qui devons aménager notre environnement à son mode de vie, et non le contraire. Si l’on n’est pas en mesure d’accepter cela, mieux vaut ne pas prendre de chat.

L’identification. Trop de chats arrivent blessés chez des vétérinaires alors qu’ils ne sont pas identifiés. Il est alors quasi impossible de retrouver leur maître. L’identification est obligatoire, mais la loi n’est pas respectée.

La stérilisation. La stérilisation des chats est un point très important. Des maladies, dont la FIV, se transmettent lors de tous les processus liés à la reproduction. Par ailleurs, laisser faire des portées est un mauvais plan : on n’arrive souvent pas à placer tous les chatons. La stérilisation est un moyen efficace de prévention contre les tumeurs mammaires et les infections de l’utérus.

Il est important que la stérilisation soit pratiquée, chez les mâles comme chez les femelles, avant l’âge de six mois, et pour les chattes nécessairement avant Noël (au solstice d’hiver, la lumière commence à augmenter et c’est le signal que les chaleurs peuvent reprendre). Dès que les chats atteignent le poids de 2 kg, ils peuvent être stérilisés (à l’âge de 5 mois/5 mois et demi).

La vie commune. Que ce soit avec d’autres chats, ou des chiens, il s’agira d’organiser la transition.

Adoption. Après une adoption, il est préférable de laisser le chat enfermé pendant une durée variable. Il faudra lui apprendre à revenir lorsqu’il sera dehors, en lui donnant à manger dès qu’il revient. Il est important pour les chats aussi de travailler le rappel.

La socialisation des chats. L’idéal est qu’il soit resté avec sa mère au moins jusqu’à l’âge de deux mois, ou bien qu’il y ait d’autres chats avec lui. Le biberonnage et le maternage trop marqués rendent le chat trop dépendant de l’humain. Lorsqu’il y a une fratrie, si les chatons sont stérilisés très tôt, l’entente pourra persister.

Attention aux apprentissages confus : lorsque vous faites jouer le chat, ne vous substituez pas à une proie en jouant avec les pieds ou les mains. Ce sont des situations que l’on rencontre de plus en plus fréquemment. Il ne faut pas jouer avec le chat, mais créer pour lui les conditions du jeu.

Portées : attention aux enfants qui se servent des chatons comme on se sert d’un jouet. Cela peut entraîner des problèmes d’agressivité envers l’humain. Le chat se comportera plus tard avec lui comme s’il s’agissait d’une autre chat.

Un chat semi-sauvage est un chat qui n’a pas eu de contact avec l’humain pendant les six premières semaines de sa vie. Ils pourra être sociabilisé, mais ils le sera uniquement avec la personne qui l’aura nourri.

Dominance : ce n’est même pas la peine d’y penser dans le cas du chat. C’est une proie potentielle. Il ne va pas s’installer parce qu’il veut dominer. Ce qui est important chez lui, c’est la notion de confort. Il va se construire des repères. Il aura ses zones (repos, observation…). Lorsqu’il y a plusieurs chats, cela n’entraîne pas forcément des conflits. Les conflits cependant peuvent survenir dans les zones de croisement. Là les relations vont se modifier. Il faut leur proposer des lieux adéquats et là, ils sauront se débrouiller.

Cohabitation entre chats : lorsqu’ils sont trop nombreux, cela peut poser des problèmes. Les conflits chez les chats ne se rétablissent pas facilement. Ils ne sont pas faits pour vivre en groupe.

Il ne faut jamais laisser un chien avoir des conduites offensives envers un chat, même si cela ressemble à un jeu. Et surtout pas de jeu de course.

L’enjeu c’est évidemment de les rendre heureux, de respecter leurs besoins essentiels, pour cela il est nécessaire de connaître leur rythme de vie. Quand on sait faire tout cela, on a un super chat. Lorsqu’on pénètre dans le domaine de la protection animale, on voit trop de chats en souffrance. Mais il est essentiel de se souvenir au moins de cela : un chat n’apprendra jamais de force. Il vous obligera à réfléchir.

Quant aux solutions proposées sur Internet : elles sont à éviter absolument, on y trouve des tas d’horreurs !

Au « cœur » du chien

Un constat : les abandons de chiens sont en augmentation, les demandes d’euthanasie auprès des vétérinaires également. J’ai essayé de trouver des moyens pour que, derrière le placement d’un chien, il y ait des conditions optimales.

Souvent les maîtres imposent au chien de très longues périodes d’absence, à cause de leur boulot. Parfois le chien pose certains problèmes lorsque l’on part. Il aboie ou fait des bêtises. C’est la logique d’apprentissage et de communication qui va régler cela.

Les solutions aux problèmes qui peuvent se poser sont dans la pédagogie. C’est au Québec que j’ai appris la « méthode écologique ». A présent, j’essaie d’aider au quotidien les éducateurs canins.

En une heure, on ne pourra pas tout expliquer. Nous allons reprendre le même plan que pour « Les trésors secrets du chat ». Il faut être assez pertinent dans la connaissance que l’on a du chien.

Quant aux détenteurs, on trouve chez eux moins de négligence que chez les propriétaires de chat. Globalement, les chiens sont bien médicalisés. La domestication du chien a eu lieu il y a 14.000 ans. Depuis, il vit auprès des humains. Il aime cela. Il nous reste juste à bien nous occuper de lui.

Les maîtres-mots quand il s’agit des chiens : partage, complicité, coopération.

Partage. Les chiens peuvent partager entre eux. Ils aiment vivre auprès des autres, même éventuellement auprès d’autres animaux, comme les chats. Il est essentiel de préserver la confiance naturelle qu’un chien nous porte. Il ne comprendra pas la trahison. Il faut se préoccuper de savoir s’il comprend bien ce qu’on lui dit.

Complicité. C’est quelque chose qui se construit, cela peut commencer très tôt. Si on met bien en place les éléments de la relation, il n’y aura pas de risque et cette complicité n’aura pas de limite. Quand les enfants prennent l’habitude de s’occuper du chien comme il convient, ensuite tout est facile.

Coopération. Elle s’obtient en faisant ce qui se trouve aux antipodes de la recherche de soumission et des menaces. Il y a des races spécialisées dans la chasse ou la garde. A l’origine, l’humain cherchait un chien utile. Aujourd’hui les chiens ne travaillent plus, ils aimeraient bien mais on ne leur demande rien. Par conséquent il faut trouver d’autres activités à partager avec eux. L’activité essentielle, pour les chiens, c’est la promenade. Mais la promenade ce n’est pas le jeu. Le jeu ne peut pas remplacer la promenade. Pendant celle-ci, il devra pouvoir renifler, sentir le sol, pister, avoir la possibilité d’être en liberté. Les balades, c’est par tous les temps, tout le temps, même quand il pleut, et tous les jours. Un jardin, aussi vaste soit-il, ne peut compenser l’absence de promenades. Un chien est heureux quand il accompagne son maître. S’il ne peut pas suivre, il faut le lui dire clairement, et ceci bien avant de partir. Il faut lui apprendre à attendre patiemment. On peut tout de même obtenir la coopération dans l’inactivité.

Il faut connaître les chiens et comprendre ce qui est important pour eux. Attention aux étapes de développement, aux étapes de vie. Il faut pouvoir répondre à leurs besoins particuliers.

Ce qui le rend malheureux. Le remettre à « sa place de chien », c’est-à-dire l’écarter de la vie de famille ; être rejeté et menacé ; être mis en situation de soumission ; ne pas parvenir à faire comprendre à l’humain son attachement et sa fidélité. Le chien est heureux quand son environnement est cohérent. Ce qui ne lui va pas, ce sont les incohérences. Ce qui va le rendre malheureux c’est d’être rejeté, menacé  ou frappé alors qu’il se trouve dans son panier, ou bien être enfermé sans comprendre ce qu’il lui arrive, ou bien être puni parce qu’on se met à lui interdire ce qu’on lui autorisait avant, ou bien encore ne pas comprendre le départ de son propriétaire : il aura peur qu’on l’abandonne à nouveau, et si on le fâche on crée un cercle vicieux. Les incohérences au quotidien : on dit tout et son contraire. L’utilisation de son nom pour le disputer. L’utilisation du même mot pour l’appeler et le réprimander. Le rappeler sur un ton de voix menaçant, ou avec des cris. En gros quand on n’est pas cohérent dans notre communication.

Prendre un chien par la peau du cou pour le soulever « parce que la mère le fait » est une attitude erronée. L’humain a interprété et déformé le comportement de la mère. Les chiots ont peur de la main qui approche et les secoue. On n’a pas besoin de ça pour obtenir ce que l’on veut. On trouve ensuite dans les refuges des animaux qu’on ne peut pas toucher. De même il ne faut pas menacer avec des outils, des baguettes, des martinets, des sprays. Quant aux colliers électriques, ils détruisent les neurones. On va inhiber le chien, mais ce n’est pas pour cela qu’on obtiendra des résultats.

Ce qui le rend heureux. C’est un animal très relationnel, il demande que l’on s’occupe de lui, et qu’on se préoccupe de lui dans le respect, la considération et l’affection. Pour un chien, l’important c’est de se rendre utile.

Ce qu’il faut faire : construire des apprentissages sociaux favorables et cohérents, mais ne pas provoquer de confusion des espèces, on rencontre de plus en plus ce genre de problème. Avant trois ou quatre mois, on a des chiens qui vont sauter sur l’humain comme s’il s’agissait d’un autre chien. Il ne faut pas développer de jeux confus avec le chien, et en ce moment c’est ce que l’on fait. Le problème de hiérarchisation va se construire à la fin de la puberté. Il ne faut pas construire de hiérarchisation directe. L’obéissance du chien ne doit pas être sollicitée pour régler un problème lorsqu’il s’en présente un, mais doit être à la base de la relation.

Les chiens ont besoin de comprendre l’espace qui les entourent, ce qu’il peuvent utiliser et ne pas utiliser. Il ont besoin d’un endroit qui est sécurisé. Le problème se pose avec les chiens de sécurité, ce que l’on rencontre de plus en plus souvent. Ils n’ont pas accès à la maison, surtout quand ce sont des gros chiens, parce qu’ils sont salissants. Du moment que l’on respecte le chien, que l’on s’intéresse à lui, tout va bien, qu’il soit dehors ou sur le canapé ou dans la buanderie. Et ce n’est pas parce qu’il y a des enfants à naître qu’il faut abandonner le chien.

Sur Internet, on trouve des conseils comme « ne pas parler à son chien lorsqu’on s’en va », mais il ne faut pas le prendre pour un con. Quand on passe la porte, il faut lui faire comprendre qu’on revient. Les choses sont assez simples si on se met à la place du chien.

Pas de punition, pas de menaces, mais pas de laxisme non plus. Il faut expliquer ce que l’on va faire et le faire. Lui dire clairement ce qu’on attend de lui et l’encourager lorsque c’est difficile.

Si on lui apprend à ne pas bouger sans le punir, on pourra tout faire avec lui. Avec un chien, il faut montrer de la bienveillance et de la cohérence.

Choix de la race : elle doit être adaptée à son environnement et à son mode de vie. Beaucoup de chats sont tués par des chiens, il faut faire très attention à ça.

Les jeux. En ce moment, on relève des problèmes au niveau des élevages. Dès deux mois, dans les élevages familiaux, les chiots sont appelés à jouer beaucoup avec les enfants. Ils jouent donc beaucoup et souvent. Mais attention : quand l’enfant prend le chiot pour un jouet, ça se passera mal ensuite. Il est préférable de prendre un chiot qui a été élevé dans le calme.

Attention aux jeux. Il y a de gros problèmes avec les jeux actuels pour occuper le chien dans les maisons. Ceux qui incluent de la nourriture, par exemple. C’est très difficile à récupérer. Cela fait des chiens qui détruisent et qui volent. De même, si le chien apprend à sauter pour dire bonjour, il le fera tout le temps.

Enfin, il faut éviter absolument les jeux qui vont renforcer le mordant du chien, ceux lors desquels ils saute, il se pend, etc. A partir de trois ans, il risque une rupture des ligaments, et il aura le dos en compote. Il n’est pas bon de forcer de trop sur le côté sportif du jeu. D’une manière générale, les jeux avec les dents sont à proscrire. Le meilleur des jeux d’occupation, c’est la promenade, tout simplement. Quand l’espace le permet, on peut aussi exercer le lancer de balle.

Finalement, pour être heureux avec un chien, ce n’est pas difficile. Quand on lui donne quelque chose, il le rend au centuple.

Propos recueillis par Josée Barnérias

 

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