26 Mar 2019

La Griffe établit le bilan de l’année 2018

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L’année 2018 a été marquée par une chute du nombre des nouvelles adhésions (19 contre 41 en 2017 et une soixantaine par an les années précédentes). Par bonheur, cette année, nous avons évité le déficit. Il n’y a que peu de différences entre le poste dépenses et le poste recettes, contrairement à 2017. Le budget se joue entre les dépenses de nourriture et de soins vétérinaires, avec un poste fonctionnement pour ainsi dire dérisoire. C’est que nous n’avons dépensé que l’argent strictement nécessaire. Cette année, il va nous falloir renouveler notre matériel : tracts, affiches, banderoles… On note en 2018 une augmentation sensible des dons, ce qui nous encourage en un temps où les raisons de s’inquiéter sont multiples.

Manque de visibilité ?

La conjoncture, en effet, n’est guère favorable (hausse des prix, prélèvement à la source, etc.), morosité due aux problèmes sociaux, environnementaux et climatiques. Quant à la baisse des adhésions, peut-être a-t-elle des causes liées à l’association elle-même, je pense par exemple au manque de visibilité. Pendant deux ans, le site n’a pas été remis à jour. Il va l’être bientôt grâce à Arnold, qui a proposé fort gentiment de nous aider. Pendant plusieurs mois, pas de lettre numérique non plus, parce que personne ne maîtrisait le sujet. Pour ma part, je n’ai même plus le temps de rédiger, mettre en page, envoyer à l’impression et poster les Griffonnages, les petits bulletins papier que nous envoyions aux adhérents n’étant pas connectés à Internet, les autres recevant la version numérique. Ne disposant plus d’infographiste (ou du moins de quelqu’un ayant des notions d’infographie), nous ne préparons plus de documents tels que les tracts, les affiches, les banderoles, etc. De toute façon, pour ce qui est des tracts, nous n’avons personne pour les distribuer. Nous avons raréfié nos apparitions publiques, toujours par manque de bénévoles. Un manque qui se fait cruellement sentir dans toutes les actions que nous menons. Autant dire que nous sommes une poignée pour intervenir, or le nombre de nos interventions, elles, sont inversement proportionnelles aux moyens dont nous disposons pour les mener.

Interventions auprès des animaux

Nous continuons, à nos risques et périls, à faire ce que nous avons toujours fait : essayer de sauver autant d’animaux que nous le pouvons. Mais nous arrivons au point où nous ne pouvons guère en accueillir davantage. Nous ne disposons pas de refuge, ni d’un local qui pourrait éventuellement en faire office, même avec un nombre de places limité. Nos animaux se trouvent chez des accueillants qui, pour certains du moins, en accueillent beaucoup. Nous sommes proches de l’asphyxie et désormais nous allons devoir réfléchir à la forme que prendront nos futures actions. Il est en effet difficile, pour ne pas dire impossible pour nous de laisser un animal livré à lui-même et en souffrance. Faut-il fermer les yeux, se boucher les oreilles ? Ne pas voir, ne pas entendre ? Tous les jours ou presque nous recevons des appels pour un chat, pour un chien ou autre, malade, perdu, battu, abandonné, etc. Chaque fois que nous pouvons intervenir, nous le faisons, et nous réfléchissons après… Ce qui signifie que nous improvisons. Nous arrivons à nos limites.

Pour l’instant, s’il existe des solutions, nous ne les connaissons pas. Cette situation nous inquiète et nous chagrine, d’autant que sur un plan plus général, rien n’avance. La cause animale est la grande oubliée des gouvernements qui se succèdent, l’actuel n’est pas en reste.

Une situation ubuesque

Je tiens à dire un mot sur la situation ubuesque dans laquelle nous nous trouvons lorsqu’il s’agit de dénoncer ce que nous, nous considérons comme de la maltraitance. Dernièrement, nous avons reçu un signalement : à Aubière, un jeune husky était fermé nuit et jour sur un balcon, sans jamais sortir, vivant dans ses excréments, et nous ne savions même pas, faute d’avoir une visibilité correcte, s’il disposait d’un abri. Des tas de gens étaient au courant de la situation, dont un jeune couple qui nous a alertés. Il paraissait toutefois difficile d’obtenir des témoignages, comme nous l’avait conseillé Arnauld Lhomme, qui est directeur des enquêtes à la Fondation 30 Millions d’Amis. Nous nous sommes cependant rendus sur place, avons identifié les détenteurs, pris quelques photos… Peu après, l’APA 63 a été informée de cet état de fait. Deux enquêtrices se sont rendues sur place avec des policiers municipaux. Le husky était âgé de six ou sept mois, il n’entrait jamais dans l’appartement et n’était jamais promené. L’APA a demandé qu’il lui soit confié. Le propriétaire du chien a refusé, il en avait parfaitement le droit. Après moult tergiversations, l’APA est repartie sans le chien. Depuis, nous essayons en vain d’interpeller le bailleur, l’Ophis en l’occurrence. Mais rien ne bouge. Le problème c’est que ce type a le droit de détenir son chien sur le balcon dans la mesure où l’animal dispose de plus de 5 m2, où il a une niche pour s’abriter, où il a de l’eau fraîche en permanence à sa disposition, et où les excréments sont nettoyés. Pour les 5m2, le balcon est conforme. Pour le reste, nous n’avons aucune preuve. Nous sommes retournés chez ceux que nous considérons comme des maltraitants, mais n’avons pu entrer dans l’appartement. Aux dernières nouvelles, le chien aurait disparu. Où est-il maintenant ? Ce genre de situation est fréquent : chiens de chasse dans des enclos innommables, chiens dont on ignore même l’existence détenus dans des voitures, des garages, etc. Pour nous, cela n’est pas admissible. Pour le dénoncer il nous faut une mobilisation qui fait gravement défaut actuellement.

Sur ce balcon était tenu prisonnier un jeune chien de race husky.

Il y a plus encore : nous devrons nous réjouir si, dans sa lutte contre les niches fiscales, l’Etat ne s’en prend pas aux petites associations de protection animale qu’on est pourtant bien content de trouver alors que les grosses machines ne répondent pas toujours.

La Griffe est dédiée à toutes les souffrances animales et, plus particulièrement, pour des raisons qui tombent sous le sens, à celles des animaux dits de compagnie. Or, si l’on peut militer contre les élevages ou les abattoirs sans forcément accueillir chez soi des animaux rescapés de la boucherie, il est beaucoup plus compliqué de ne pas s’intéresser au sort d’un chat affamé qui miaule sous vos fenêtres. Ou d’un chien enfermé 24 h / 24 dans un taudis sombre et insalubre, voire pire.

Cette année, notre préoccupation principale sera de lutter contre les maltraitances ordinaires, autorisées, et aussi, parce que les unes ne vont pas sans l’autre, contre la reproduction non maîtrisée des animaux dits de compagnie, qui se trouvent ainsi livrés, faute de suffisamment de familles ou d’individus pour les accueillir, à toutes sortes de malheurs : qui dit surpopulation dit braderie, maltraitances et mises à mort massives dans les fourrières et les refuges ces derniers ne pouvant absorber tout ce qui se présente.

Nous ne pouvons tolérer cela, et nos efforts vont porter principalement contre ces horreurs.

Bilan d’activité

Effectifs

Nous hébergeons actuellement une centaine de chats, 7 chiens, 19 lapins, 3 cochons d’Inde, deux chinchillas, un furet et une poule. Nous les nourrissons et les soignons chaque fois que cela est nécessaire.

En 2018, nous avons accueilli et pris en charge 33 animaux

Décès. Une douzaine de chats dont Jeannot, Poppi, Chacha, Gaspard, Eglantine… Une chienne, Chougna, au mois de janvier, et Goliath en juin, qui n’était pas un chien La Griffe, mais que nous gardions le temps de son traitement. Et puis Fleur la petite lapine.

Jeannot et Poppi nous ont quittés en 2018.

Adoptions. 22 chats

Parrainage

Nous avions mis en place un système de parrainage pour certains de nos animaux âgés ou handicapés. Nous n’avons pu, faute de bénévoles, nous en occuper en 2018 comme nous aurions dû le faire. Nous comptons cependant cette année faire repartir l’opération si toutefois nous trouvons quelqu’un qui veuille bien s’en occuper.

Commandes nourriture

Nous effectuons régulièrement des commandes de croquettes à Royal Canin et Affinity Petcare. Afin d’avoir des tarifs intéressants, nous groupons nos achats. Les adhérents peuvent avoir accès à ce service, et eux seuls. Car nous n’avons pas le droit de faire du commerce. Nous ne prenons aucun bénéfice sur les ventes.

Les animaux de l’extérieur

Nous aidons au nourrissage d’une colonie d’environ 50 chats, auxquels il faut rajouter des aides ponctuelles à des adhérents sous forme de dons de nourriture.

Nous avons reçu un grand nombre d’appels, soit pour des stérilisations de chats libres, soit pour nous abandonner un animal, soit pour nous signaler des maltraitances, ou encore demander notre aide pour de la nourriture ou des soins. Il est évident que nous n’avons pas pu répondre à toutes les sollicitations, mais nous l’avons cependant fait chaque fois que cela nous a été possible.

Interventions

Nous avons procédé à la stérilisation de 100 chats, en partie grâce à l’aide le la Fondation 30 Millions d’Amis qui a financé 20 interventions, dix pour les femelles et dix pour les mâles.

Nous sommes intervenus dans une affaire de voisinage à Entraigues pour deux chiens beaucerons menacés par le voisin des détenteurs.

Nous sommes intervenus sur des signalements d’animaux de ferme (Sainte-Agathe, Buxières-sous-Montaigut), deux ânes à Gerzat/Malintrat (injustifié), deux ponettes à Durtol. Souvent, une lettre recommandée et un signalement auprès du maire de la commune concernée suffisent à faire rentrer les choses dans l’ordre.

Nous nous sommes déplacés plus d’une vingtaine de fois, soit pour des enquêtes, soit pour des sauvetages, soit pour des captures de chats dans le but de les faire stériliser.

Nous avons sauvé (grâce à Edith et Marie-Claire qui pour le coup se sont livrées à un mini rodéo) deux caprins, une chèvre et un bouc, dont le propriétaire était mort et qui étaient restés à l’abandon sur un terrain vague. Ne pouvant pas les héberger, nous les avons conduits au sanctuaire Little Phoenix de L-PEA, à Saint-Avit-de-Tardes, en Creuse. Nous avons financé la castration d’Albert, le bouc, et nous envoyons de temps en temps un don pour participer aux soins et à la nourriture. Quant à Albertine, la petite chèvre, elle est morte au bout de quelques mois. Elle était âgée et a été victime d’une maladie contre laquelle il n’y a rien eu à faire. Son décès a été foudroyant.

Edith et Marie-Claire, encore, se sont rendues dans le Cantal à la demande d’une adhérente et sont revenues avec une chatte et cinq chatons. La minette nous est restée, ainsi que deux chatons qui n’ont pas été adoptés et qui commencent à être grands.

Les dossiers

Goliath. Le plus important et le plus marquant a été la prise en charge de Goliath, après un appel du Collectif Pauvreté Précarité (Fondation Abbé Pierre). Goliath était un énorme chien noir très gentil, âgé de neuf ans, dont le jeune maître n’avait ni toit ni ressources. Goliath souffrait d’un lymphome. Après avoir lancé une collecte, nous avons pu financer sa chimiothérapie. Hélas, la maladie était à un stade très avancée et Goliath est mort au bout de trois mois et demi de soins. Pendant tout ce temps, il est resté chez moi. Je m’étais beaucoup attachée à cet immense toutou très gentil qui avait l’innocence d’un chiot.

Goliath, qui souffrait d’un lymphome (cancer des ganglions), avait été pris en charge par La Griffe. Hélas, en dépit d’une chimiothérapie, il n’a pas survécu.

SDF avec chiens. Nous ne le savions pas encore, mais Goliath a ouvert une nouvelle porte. Après lui, nous avons eu plusieurs demandes d’aide émanant de jeunes SDF pour leurs chiens. Nous travaillons avec le Collectif, qui accueille les chiens dans certains de ses centres d’hébergement. Nous stérilisons, soignons et nourrissons éventuellement. Au nombre de nos « aidés », Gigi et ses trois chiens, Titeuf dont la petite Cheyenne, atteinte par la parvovirose n’a hélas pu survivre en dépit de plusieurs jours d’hospitalisation. Romain et sa chienne Hilda, Yannis et Tina, Michael et Gordon, Geoffrey et Oxanne sont d’autres binômes homme-chien pour lesquels nous avons été sollicités en fin d’année et pour lesquels nous agissons sur le long terme.

Mina. En tout début d’année 2018, nous avons été contactés par une jeune femme qui avait recueilli, le jour de Noël, alors qu’il faisait un temps abominable, la jeune chienne des voisins de ses parents qui avait réussi à se sauver de l’enclos dans lequel elle était enfermée jour et nuit. Les propriétaires de la chienne étaient partis en vacances pour plusieurs jours, la laissant seule dans sa cage. La jeune femme leur téléphonait le lendemain même pour les informer qu’elle avait recueilli la chienne et qu’elle la leur rendrait dès leur retour. Les jours passant, elle s’est dit qu’elle ne tolérerait pas que cette chienne soit replacée dans sa prison. Elle appelait de nouveau les propriétaires pour essayer de les convaincre de prendre la chienne chez eux, dans leur maison. Il lui était répondu que c’était un chien destiné à la chasse, et qu’il ne fallait pas lui parler ni la caresser. Elle proposait alors de la garder moyennant un dédommagement qu’elle leur proposait de fixer. Ils refusaient. A leur retour, elle refusait de rendre la chienne, renouvelait sa proposition, mais ils ne voulaient rien entendre et déposaient immédiatement une plainte pour vol. la jeune femme a été convoquée par les gendarmes. Nous l’avons accompagnée, elle a été menacée de garde à vue. Nous avons affirmé notre soutien et informé immédiatement notre avocate, Me Caroline Lanty, de barreau de Paris. Une médiation pénale a eu lieu cet été. Les plaignants n’ont rien voulu lâcher. L’affaire devrait passer au tribunal correctionnel en novembre. Quoiqu’il en soit nous avons l’impression de marcher sur la tête. Nous attendons la suite. Nous ne lâcherons pas l’affaire. Nous avons déposé deux plaintes contre ces gens pour maltraitance. A ce jour, nous n’avons eu aucune suite et nous n’en aurons pas, car laisser 24 heures sur 24 un chien enfermé dans une cage, comme n’importe quel autre animal d’ailleurs, est autorisé par la loi. Nous craignons qu’une mobilisation massive ne doive être envisagée.

Chien du balcon. Peu avant Noël 2018, nous avons été contactés par un couple qui ne supportait plus d’entendre pleurer un chien enfermé sur un balcon dans l’immeuble en face de chez eux. Nous nous sommes rendus sur place, à Aubière. Le chien, un jeune husky, n’est pas visible de l’extérieur, mais il est là, n’est jamais sorti et on ne sait pas encore de quel abri il dispose. Nous avons appelé à la rescousse la Fondation 30 Millions d’Amis, mais il nous a été répondu qu’il fallait avant tout obtenir des témoignages écrits, ce qui, pour des raisons que l’on devine aisément, n’est pas évident. L’APA est intervenue avec la police municipale, sans résultat (voir plus haut).

Minette. La Griffe a été sollicitée via Facebook par une jeune fille demeurant vers Bordeaux. Elle avait trouvé une jeune chatte dans un état pitoyable. Sa patte avant gauche avait probablement été prise dans un piège et était quasiment sectionnée. La jeune femme, Mathilde, une étudiante, a conduit Minette chez un vétérinaire qui lui demandait 500 euros pour l’amputation nécessaire, l’identification, etc. N’ayant pas de gros moyens, elle a ouvert une cagnotte, que nous avons relayée abondamment. Certain(e)s d’entre vous y ont d’ailleurs répondu. Grâce à La Griffe, la cagnotte qui ne décollait guère a pris son envol, nous avons avancé l’argent du vétérinaire et tous les frais occasionnés ont été remboursés.

Minette est au mieux avec son nouveau copain Txiki.

Maltraitance

Nous sommes appelés pour constater des actes de maltraitance qui, souvent, n’en sont pas aux yeux de la loi. Donc, nous ne pouvons rien faire. Le fait de laisser un chien à l’attache toute sa vie n’est pas considéré comme un mauvais traitement. Nous pouvons seulement intervenir sur des détails, comme la longueur de la chaîne, la situation et l’état de la niche et autres éléments qui ont de l’importance, bien sûr, mais à nos yeux ce qui est fondamental c’est d’interdire cette pratique.

Si nous voulons convaincre le détenteur de l’animal d’avoir une attitude plus « humaine » avec lui, encore faut-il qu’il accepte de nous entendre.

Tant que la loi ne sera pas modifiée, les associations n’auront aucun pouvoir face à des pratiques (enfermement, attache, etc.) qui nous semblent scandaleuses.

Actions

En février, AG de La Griffe, petite salle Leclanché trop petite (40 personnes).

Mars : Salon du chiot manif six personnes

Réunion à la demande de certains bénévoles (fin mars). Rien donné.

Le 9 juin, organisation d’une brocante salle Leclanché. Un flop.

Juillet visite au bar à chats place Sugny.

A signaler : nous avons eu beaucoup d’appels pour garder des animaux pour des gens qui partaient en vacances.

Fin juillet : récupération d’Achille, un chat persan dans un état pitoyable que ses détenteurs ne laissaient pas entrer à la maison.

En septembre, envoi d’un courrier à une douzaine d’associations pour envisager une action commune (stérilisation des chats, chiens à l’attache). Trois réponses. Nous n’avons pour l’instant pas poursuivi le projet, la mobilisation nous semblant insuffisante.

Inscription au Portail des associations géré par la mairie de Clermont.

En septembre toujours, participation au forum des associations.

Le stand de La Griffe au forum des associations de Clermont-Ferrand en septembre 2018.

En octobre organisation d’une projection-débat « Ethique et chasse : deux inconciliables » dans la salle Georges-Conchon prêtée par la Ville : 22 personnes, soit un échec cuisant.

Et encore…

La Mauraude du Collectif Pauvreté précarité a pris contact pour qu’on lui donne des croquettes.

Nous avons déposé une demande d’aide à l’association Bourdon qui nous a octroyés 5 bons de stérilisation pour des chattes.

Reprise des lettres d’info. Abandon des Griffonnages. On les reprendra peut-être, mais sous une autre forme.

Refonte du site de La Griffe par Arnold.

Nous cherchons des bénévoles pour distribuer des tracts dans les boîtes aux lettres, à l’entrée des concerts et spectacles, éventuellement sur les marchés ou tout autre événement public.

Nous recherchons également quelqu’un qui a des notions d’infographie pour des petites boulots : conception de tracts ou d’affiches, ou encore de banderoles. Cela ne demande que quelques heures par an.

Nous recherchons des bénévoles disponibles et possédant un véhicule pour différentes courses.

Nous recherchons des bénévoles susceptibles de pouvoir se rendre sur place lorsque l’on nous indique une urgence, des maltraitances, etc.

En conclusion

La cause animale est en souffrance. On ne trouvera pas de cohortes de gilets jaunes ou de n’importe quelle autre couleur pour aller la défendre. Pourtant, c’est bien notre humanité qui est en jeu. Lorsque je dis « humanité » je pense bien sûr à notre capacité d’empathie et de civilisation, c’est-à-dire du refus de la loi du plus fort. Il est bien de diminuer sa consommation de chair animale, voire de la supprimer et du même coup de dire adieu à toute consommation de produits animaux, lorsque cela est possible. Mais ce n’est pas suffisant. Il faut s’impliquer plus encore. Combien de fois n’ai-je pas entendu, lorsque l’on nous appelle pour signaler des maltraitances : « je ne veux pas donner mon nom ». L’anonymat, c’est aussi une forme de renoncement. S’impliquer, cela signifie aussi œuvrer ensemble. Les associations n’ont aucun pouvoir. Il est impératif de les aider, en relayant leurs messages, en les rejoignant, en les finançant si l’on peut et comme l’on peut. L’heure n’est peut-être pas venue d’une mobilisation assez forte, assez sûre d’elle-même pour déjouer les pièges et surmonter les épreuves. C’est pourquoi, à l’heure qu’il est, nous ne sommes pas en mesure de dire ce que sera l’année qui arrive, ce que nous en ferons. Déjà, l’expérience de l’échec, notamment avec la projection-débat sur la chasse, nous interdit de rééditer pour l’instant ce genre de réunion. En fait, nous agirons au fur et à mesure de nos possibilités. Il est en tout cas quelque chose que nous ne perdrons pas de vue, c’est l’action sur le terrain et l’aide aux animaux en danger ou maltraités.

En réalité j’ai envie de vous dire que tout dépend de vous…

[haut]
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