Obelix et Nestor : meurtres en catimini

Début avril, accompagnés d’un tueur agréé pompeusement désigné sous le terme un brin daté de « lieutenant de louveterie », des agents de l’Etat ont courageusement procédé à la mise à mort de deux paisibles suidés, Obelix, 13 ans, et Nestor, 3 ans, dans un village breton. Les deux victimes avaient été recueillies par Brigitte Lavoine, une femme courageuse, alors que l’un et l’autre n’étaient que de minuscules marcassins dont la maman respective était morte (de mort non naturelle) et qui, de ce fait, n’étaient pas promis à un grand avenir.

Brigitte, qui avait fait office de mère de substitution pour ces adorables grosses bêtes, avait entrepris à chaque fois les démarches nécessaires pour pouvoir les garder auprès d’elle. La loi, en effet, interdit, sauf dérogation – les chasseurs et autres éleveurs n’ont, eux, aucun problème pour en obtenir – à un particulier de détenir des animaux sauvages.

Brigitte était très attachée à ses deux gros qui lui rendaient bien son affection. Hélas, la mort devait brutalement emporter cette femme d’exception. Deux jours plus tard, Obelix et Nestor la suivaient. Elle n’était plus là pour les protéger.

La Griffe proteste contre l’attitude indigne des services de l’Etat. Elle ne voit dans cette opération de « nettoyage », dans ces manières de soudards, que bassesse et inhumanité ainsi qu’un profond mépris pour une défunte.

C’est pour dénoncer ces agissements que nous avons rédigé un courrier à M. Pascal Lelarge, préfet du Finistère.

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