Orion et Iota

Des nouvelles des étoiles… 

Orion et Iota, deux poulains demi-traits, avaient été sauvés de justesse par une petite association du Puy-de-Dôme, Parrainage Détresse Animale (PDA), alors qu’ils s’apprêtaient à monter dans l’un de ces camions de la mort qui partent, chaque semaine, de Saint-Alyre-ès-Arlanc, emportant dans leurs flancs quelque 800 jeunes veaux qui appellent encore leur mère et plusieurs dizaines de chevaux. Destination finale pour les uns et les autres : les abattoirs du sud de l’Italie, la mort industrielle et ignoble, la violence, le sang des autres avant que ne coule le sien. Cela au bout d’un très long voyage de plusieurs jours, parfois sans boire, sans manger, entassés, bousculés, terrifiés.

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Sylvette Corraza, la vice-présidente de PDA, a été alertée par l’un de ses amis qui s’était attaché à ces deux poulains, que le propriétaire avait placé provisoirement dans son champ. Sylvette a réagi très vite. Mais les deux chevaux étaient déjà entre les mains d’un exportateur. Qu’à cela ne tienne : l’exportateur a été contacté. Il a accepté de vendre les deux poulains (en augmentant au passage le prix qu’il venait, lui, de les payer). Sylvette a foncé à la banque, a cassé sa tirelire et le lendemain, les deux poulains étaient de retour. « C’était dur, déclarait-elle à ce moment-là, parce que nous savions que, si eux ne partaient pas, ils seraient remplacés par deux autres. Mais il nous faut nous contenter de petites victoires. Au moins, ceux-ci seront sauvés. »

On les a appelés Orion et Iota. Cela se passait au mois d’avril. Aujourd’hui, ils coulent des jours paisibles dans un pré, au sud de Clermont-Ferrand. Ils ont été récemment castrés.

Mais de tels sauvetages coûtent très cher pour de petites associations qui n’ont pas beaucoup de moyens. Et l’exploit n’est pas renouvelable à l’envi. Il faut prendre le mal à la source. Aujourd’hui encore, environ 18.000 chevaux sont tués dans les abattoirs français. D’autres, par milliers, partent à l’étranger pour y être sacrifiés. Ce sont des chevaux lourds élevés « pour leur viande », mais ce peut être aussi des chevaux de clubs hippiques, voire des chevaux de course, qui ont fait leur temps… Une façon bien étrange de les remercier…

Ne mangez jamais de cheval, demandez aux gens autour de vous de ne pas en manger.

Et si vous le pouvez, évitez de manger les animaux. « Que chacun comprenne que lorsqu’on mange de la viande, on ne mange pas quelque chose, on mange quelqu’un… » (David Chauvet dans La raison des plus forts, éditions Radicaux libres).

 

Parrainage Détresse Animale, Ferrier, 63570 Beaulieu ou 23, route de Vaure, 63570 Auzat-la-Combelle. Tél. 04.73.96.16.91.

 

 

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